Après La Machine de Turing (4 Molières 2019), la nouvelle création de Benoit Solès.
Entrez dans La Maison du Loup, le repaire du mythique écrivain américain, Jack London !
Vous y rencontrerez sa partenaire, Charmian, et le mystérieux Ed, porteur d’un lourd secret.
Dans un superbe décor, vous verrez ces trois fauves se flairer, se déchirer, puis se réconcilier.
Il sera question d’amour, d’idéaux, de révolte, d’instinct de survie et de l'étincelle créatrice...
Un voyage au bout duquel vous saurez comment un roman a changé la société américaine !
NOTE D’INTENTION DE L’AUTEUR
Alors que nous étions tous enfermés, j’ai ressenti un désir d’évasion, de voyage. Alors, j’ai relu Jules Verne, Stevenson, Kerouac et bien sûr... Jack London ! En relisant son Martin Eden, j’ai découvert l’existence d’un autre roman, son dernier chef-d’oeuvre : Le vagabond des étoiles. Ce livre relate l’histoire d’un prisonnier qui se retrouve « confiné à l’isolement » dans une cellule de deux mètres sur trois. Le contraire du voyage, en quelque sorte. Pour échapper à la torture de la camisole de force, pratique courante à l’époque, son voisin de cellule lui enseigne (en communiquant en morse) une technique d’autohypnose lui permettant de « quitter son corps », pour entreprendre un véritable voyage mental, un « voyage astral »... le comble du voyage, finalement !
Là, j’ai découvert que ce prisonnier avait vraiment existé. Il s’appelait Ed Morrell. Et c’est donc lui qui avait directement inspiré Jack London ! Dès lors, j’ai voulu imaginer leur rencontre, orchestrée par la femme de Jack, Charmian... Si Le vagabond des étoiles célèbre « la supériorité de l’esprit sur le corps », La maison du loup aborde bien d’autres sujets intemporels : l’inspiration, le retour à la nature, l’addiction à l’alcool, le traitement infligé aux animaux, la place des femmes dans la société, les violences policières, la peine de mort... Et la torture subie par Ed nous rappelle la supplique désespérée de George Floyd. Jack London était un écrivain engagé, un aventurier intrépide, un explorateur de l’âme humaine. Partons à sa rencontre ! Car finalement, l’objectif commun, pour ses personnages, pour le lecteur, ou pour le spectateur, n’est-ce pas... l’évasion ?
Benoit SOLÈS
Benoit SOLÈS a été récompensé des Molières 2019 de l’Auteur et du Comédien pour « La machine de Turing »
BENOIT SOLÈS DANS LE RÔLE DE ED MORRELL
Photo : Edward Morrell - Pénitencier de Folsom (Californie / USA) - 1896
« C’est Morrell qui a inspiré Jack London pour écrire Le vagabond des étoiles. Et pour cause, le « vagabond » en question, c’est lui ! Une espèce de Robin des Bois sautant dans les trains en marche, pour aller y vider les coffres-forts de la Mafia. Un chien fou qui allait payer son idéalisme au prix fort : quinze ans de pénitencier, dont cinq à l’isolement total... Il y a, dans le caractère de cet homme se révoltant contre tous les systèmes, capitaliste ou carcéral, quelque chose qui me fascine. Morrell est comme un funambule boiteux. Il vacille souvent, mais ne tombe pas. Ou alors, c’est pour se relever, encore plus fort ! Comme Mandela, ou tant d’autres prisonniers politiques. Il fallait disposer de cette force-là, pour nous délivrer son message, intemporel, puissant, presque mystique : ton esprit est plus fort que ton corps ! »
Benoit SOLÈS
De gauche à droite : Amaury de CRAYENCOUR, Benoit SOLÈS et Anne PLANTEY
(Crédit photo : Fabienne RAPPENEAU)
NOTE DE MISE EN SCÈNE
L’écriture de Benoit Solès est une écriture de sensations, d’émotions. L’idée ne passe jamais devant le personnage et c’est tout ce que j’aime au théâtre. Dans La maison du Loup, nous avons trois grands personnages. Certes, Jack London est une figure littéraire incontournable mais la force de Benoit est de passer au-delà du côté historique pour nous raccorder à l’humain. C’est un auteur-acteur et cela se ressent profondément dans son travail. Ici, ce qui m’intéresse c’est le côté animal que Benoit a traité dans chacun des protagonistes. Comment ils maitrisent leurs instincts ou bien se laissent entrainer et dévorer par eux. Ce sera une des clés du travail de la direction d’acteurs: ces luttes de territoires, de pouvoir, de désir… Ce qui fait d’ailleurs profondément écho à l’écriture et aux thématiques de London.
Et puis, cette pièce est aussi une ode à l’acteur, à la force de l’imaginaire, la force du récit ! Tout mon travail sera d’accompagner ces voyages intérieurs visuellement tout en laissant la place reine à l’acteur-conteur. Cette pièce se passe entre chien et loup comme l’écrit l’auteur. On devra ressentir la chaleur de cette soirée, dans la lumière, le son… L’atmosphère est explosive et l’étincelle va revivre sous toutes ses formes… La silhouette du ranch, l’amorce de cette maison du loup, se découpera sur un grand cyclo. Nous serons sur cette terrasse qui surplombe « La vallée de la lune ». C’est ici que nous voyagerons dans une chaloupe en pleine mer, dans une cellule du pénitencier de Saint-Quentin, dans les montagnes du Klondike, jusqu’à nous envoler au-dessus de la vallée de la mort… Je me réjouis, à cette occasion, de collaborer avec le dessinateur Riff Rebb’s qui ajoutera sa patte à cet univers visuel.
Tout le talent de Benoit est aussi de traiter de notre époque, à travers une histoire du début du XXe siècle dans l’Ouest américain… La nature est presque le quatrième personnage de cette histoire. Elle est présente autour de nous et dans l’œuvre de Jack. Il y a dans cette pièce la confrontation de l’immensité et de l’enfermement. Ce vertige de la liberté que l’on oublie trop souvent de chérir. L’enfermement peut être mental, physique ou même affectif… Ed Morell, avait appris à s’auto-hypnotiser pour s’évader de sa cellule et de son propre corps… Le voyage mental n’est-il pas le début de tout acte de création ? Benoit Solès nous offre un formidable voyage et je suis tellement heureux qu’on le fasse à nouveau ensemble, entourés de cette belle équipe d’artistes, de créateurs et de producteurs.
Tristan PETITGIRARD
Tristan PETITGIRARD a été récompensé du Molière 2019 de la Mise en Scène pour « La machine de Turing »
De gauche à droite : Anne PLANTEY, Amaury de CRAYENCOUR et Benoit SOLÈS
(Crédit photo : Fabienne RAPPENEAU)
TÉLÉCHARGEZ LE DOSSIER DE PRESSE
TÉLÉCHARGEZ LE VISUEL